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Ninanimishken, le livre d’une vie pour Florent Vollant


Ismaël Houdassine
Publié le 19 septembre 2022
Florent Vollant n’aurait raté pour rien au monde le lancement de sa biographie coécrite avec Justin Kingsley. L’auteur-compositeur-interprète innu a fait le voyage de Uashat mak Mani-utenam, sur la Côte-Nord, jusqu’à Montréal pour venir signer à la librairie de Verdun les exemplaires de son ouvrage baptisé Ninanimishken, qui signifie « Je marche contre le vent » en innu-aimun.
Depuis son hémorragie cérébrale survenue en avril 2021, Florent Vollant se déplace en fauteuil roulant que son ami chanteur et acteur Mario Saint-Amand pousse avec tendresse durant le lancement du livre.
À 63 ans, l’artiste qui s’est fait notamment connaître grâce au célèbre duo Kashtin n’a pas perdu de sa verve et c’est avec émotion qu’il s’est déplacé en ville pour rencontrer ses proches et son public.
Ce livre est une première expérience pour moi, a lancé tout sourire Florent Vollant. Je ne savais pas dans quoi j’allais m’embarquer, mais j’ai accepté de raconter mon histoire à Justin [Kingsley] qui a fait preuve d’une grande capacité d’écoute.

L’artiste a tenu à expliquer que, dans son récit, les lecteurs découvriront un homme qui a toujours été entouré avec bienveillance malgré les vicissitudes de la vie. J’ai eu des parents qui m’ont donné une chance. J’ai eu des frères, des sœurs et une femme qui continuent de me donner une chance. Et j’ai aussi mes enfants qui m’encouragent chaque jour.

otons que les différents chapitres de Ninanimishken se sont élaborés au fil des promenades entre l’Innu Florent Vollant et le Franco-Ontarien Justin Kingsley. En résulte une biographie divisée en trois temps : le pensionnat à 5 ans, la prison à 18 ans et l’hôpital à 61 ans.

L’ensemble habité par les légendes ancestrales et la culture innue se veut, entre autres, un témoignage touchant sur les pensionnats pour Autochtones et les conséquences de la délocalisation forcée dans les communautés. Il fallait raconter son histoire, a déclaré l’écrivain et réalisateur Justin Kingsley en entrevue.

Les deux hommes se sont connus en 2018 sur le tournage du documentaire Chaakapesh qui suit la tournée musicale au Nunavik de l’ancien chef l’Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano. On a fait connaissance en se racontant nos vies et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé qu’il fallait mettre en mots son existence pour les partager au plus grand nombre.

otons que les différents chapitres de Ninanimishken se sont élaborés au fil des promenades entre l’Innu Florent Vollant et le Franco-Ontarien Justin Kingsley. En résulte une biographie divisée en trois temps : le pensionnat à 5 ans, la prison à 18 ans et l’hôpital à 61 ans.

L’ensemble habité par les légendes ancestrales et la culture innue se veut, entre autres, un témoignage touchant sur les pensionnats pour Autochtones et les conséquences de la délocalisation forcée dans les communautés. Il fallait raconter son histoire, a déclaré l’écrivain et réalisateur Justin Kingsley en entrevue.

Les deux hommes se sont connus en 2018 sur le tournage du documentaire Chaakapesh qui suit la tournée musicale au Nunavik de l’ancien chef l’Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano. On a fait connaissance en se racontant nos vies et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé qu’il fallait mettre en mots son existence pour les partager au plus grand nombre.

Justin Kingsley a rappelé que Florent Vollant a fait preuve d’ouverture et d’une grande transparence dans ce retour à son passé souvent douloureux, mais toujours passionnant. Il a d’ailleurs précisé que l’ouvrage s’est progressivement construit à travers des rencontres en pleine nature.

On se donnait rendez-vous sous un abribus et on partait marcher dans le bois du Mont-Royal, a-t-il dit. Au début, on apprenait à se connaître et ensuite j’ai commencé à enregistrer son histoire dès qu’il s’est senti prêt à le faire.

Des moments importants, le livre n’en manque pas, ajoute l’auteur, notamment la période du pensionnat pour Autochtones qui continue de hanter la mémoire des survivants. Les pensionnats n’ont pas juste affecté les victimes, mais toute la communauté a été touchée par cette catastrophe.

Il s’est aussi dit très admiratif dans la force de résilience de Florent Vollant qui a toujours su se relever malgré les vents contraires, d’où le titre du livre. Je trouve cela beau et magnifique qu’il en soit ressorti plus fort en partageant un message de fraternité, a-t-il conclu.

La biographie Ninanimishken de Florent Vollant et Justin Kingsley sera disponible dans les librairies le 22 septembre.

Georges-Eugene Vollant

SOURCE https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1916726/ninanimishken-livre-florent-vollant?depuisRecherche=true

Mots clés :

Florent vollant,Ninanimishken

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